Pecresse découvre l’existence des étudiants pauvres


Cela fait des années que SUD étudiant constate une dégradation des conditions de vie des étudiants. Cette dégradation n’est guère étonnante, les étudiants voient leurs charges fixes augmenter et si ils veulent étudier ils ne peuvent pas exercer une activité salariée. On ne peut pas être à la fois en amphi et en train de servir des frites.

Les gouvernement successifs ont a plusieurs reprises promis de construire des logements étudiants (en général le logement est le premier poste budgétaire), d’augmenter les bourses ou de créer des aides variées mais derrière les opérations de communication il est rare que les résidences universitaires sortent de terre ou que les aides promises arrivent réellement aux étudiants.

Pourtant le gouvernement est libre de prendre des mesures simples et immédiatement perceptibles pour les étudiants tel que la suppression des frais d’inscription, la création d’un salaire social étudiant ou la mise en chantier des centaines de milliers de logements étudiants manquants.

Il y a peu, le gouvernement n’avait de cesse de brandir la « liberté d’étudier » afin de lutter contre la mobilisation de la communauté universitaire, mais le gouvernement sait bien que l’activité salariée fait toujours rater plus d’enseignements que les mobilisations universitaires.

Et donc quand le Secours Populaire, constatant la hausse préoccupante du public étudiant a ces permanences propose à Lille1 de tenir une permanence au sein même du campus, nous ne sommes que peu surpris et nous réjouissons de ce coup de pouce donné aux étudiants les plus fragiles.

Nous regrettons que la nation ne reconnaisse toujours pas les travailleurs en formation que sont les étudiants et donc ne leur permet toujours pas de se consacrer pleinement à leurs études.

Valérie Pécresse en tournée de communication a l’institut pasteur de Lille s’est dit choquée par l’initiative quand un journaliste l’interrogea sur la présence d’une permanence du Secours Populaire, mais madame la ministre pourrait très bien si elle le souhaitait proposer que le gouvernement prenne des mesures simples comme la suppression des suppression des frais d’inscription, la création d’un salaire social étudiant ou la mise en chantier des centaines de milliers de logements étudiants manquants. Au lieu de ça, le gouvernement propose aux étudiants de s’endetter auprès des banques…

L’important pour Pécresse n’est pas que les étudiant aillent mieux, c’est qu’ils se fassent discrets.

 

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