Universités de Lille : Notes de la commission recherche du 17 novembre 2016


III) Notes de la Commission Recherche du 17 novembre 2016


L’idée est de faire un débat suite à la réunion du 21 octobre dernier qui avait réuni les 3 commissions recherche des 3 universités lilloises (cf. court résumé plus bas). L’initiative est louable et permet de revenir sur un certain nombre de points :
– La place des doctorant-e-s n’était pas du tout abordée le 21 octobre. Or ils/elles participent grandement au travail de recherche : leurs conditions de travail et de formation ne doivent pas être négligées.
– Les présentations n’avaient pas toute souligné les coopérations existantes entre unités de recherche voire les concurrences, ce qui aurait permis de mettre en évidence des points problématiques (notamment en économie et en gestion). Cela contribue à renforcer certaines inquiétudes relatives au processus de fusion.
– Les relations voulues entre unités de recherche et UFR/Facultés ne sont pas encore définies : le cadre reste encore assez flou. Lille 1 a un vrai projet avec 2 gros pôles autour de la FST et de la FSES.
– La réunion a révélé les fortes inquiétudes, notamment côté SHS (côté Lille 3). Le risque est, faute de liens interdisciplinaires ou de stratégies, une « dissolution » des SHS (ou en tout cas une perte de poids). Cette inquiétude est liée à l’expérience désastreuse de certaines fusions d’établissements.
IV) Notes de la Commission Recherche commune aux 3 universités du 21 octobre 2016
« Le soleil est au rendez-vous et, tel à Austerlitz, cela annonce la victoire ! » La victoire de qui sur qui au juste ? Ou comment se sentir autrichien.
Le contexte est la fusion de l’Université de Lille et le dépôt d’un nouveau dossier IDEX.
Le but de cette réunion est de présenter les différents domaines scientifiques de l’Université de Lille. Présenter pour mieux préparer les collaborations et rapprochements futurs entre unités et laboratoires.
Après près de 2h de présentation des laboratoires, plateformes, « structures fédératives »…, on passe au débat.
L’utilisation de la « bibliométrie » (combien d’articles publie chaque chercheur/eusa dans un certain nombre de revues) suscite le débat. Les VP précisent que ce n’est pas un indicateur absolu, qu’il faut parfois corriger la bibliométrie et que, pour les SHS, ce critère n’est pas utilisé dans le dialogue entre l’Université et les laboratoires (à Lille 2).
Une élue de Lille 3 s’inquiète de l’absence de vision stratégique du secteur SHS (et Arts, Lettres, Langues) à l’inverse des secteurs Santé et « Sciences Dures ».
Les doctorant-e-s sont les grand-e-s absent-e-s de cette réunion. On ne parle de nous que pour montrer la force des partenariats extérieurs (c’est bien connu les CIFRE et co-financements c’est l’avenir) et pour indiquer le « dynamisme », l’un des critères utilisés étant le nombre de thèses soutenus (sans se demander ce que « thèse » signifie bien sûr).

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