LES « JEUX INTERDITS » DE LA PRÉSIDENCE & DU MINISTÈRE : SONATE DÉSACCORDÉE DES EXAMENS !


 

Le gouvernement et la présidence ont déclaré que les examens, qui débutent, auraient lieu, et même contre vents et marées, s’il le fallait. Pour s’assurer de cela, pas moins 10 cars de CRS et 2 fourgons de le Police Nationale ont stationné toute la journée devant la Faculté des Sciences juridiques, politiques et sociales (FSJPS). Et seront très certainement là lundi.

Face à cette présence policière, provoquant un climat anxiogène, la présidence a décidé de prendre une série de mesures portant atteinte aux droits les plus élémentaires des étudiant.e.s et mettant en péril le bon déroulement des examens. Ainsi pour accéder aux locaux de la FSJPS il faut présenter sa carte étudiante mais aussi sa convocation individuelles aux examens. Or, et nous le
savons bien, aucun texte qu’il soit législatif ou réglementaire n’impose d’avoir sa convocation individuelle. (On notera à ce titre, d’ailleurs, que d’après l’article 20 du règlement des études de la FSJPS seule la carte étudiante ou la carte d’identité est nécessaire pour accéder à la salle d’examen).

Cette obligation de présenter la convocation risque de perturber gravement l’accès aux examens. En effet, cette information ayant été envoyée le week-end précédent la semaine des partiels commençant le 9 avril, il risque d’y avoir des étudiant.e.s qui, pour diverses raisons, n’auront pas imprimé leurs convocations, et de ce fait ne pourront pas accéder à la faculté.

Idem pour la Bibliothèque Universitaire : les étudiant.e.s n’ayant pas d’examen dans la demi-journée ne pourront pas y accéder, ce qui pénalise directement tou.te.s celles et ceux qui ne peuvent pas travailler chez eux ou qui ont besoin de documentation, notamment les étudiant·e·s devant rendre leurs mémoires.

De plus, un tel contrôle à l’entrée du campus de Moulins risque de causer un attroupement contraire au « maintien de l’ordre public » tant recherché par nos gouvernant.e.s. En effet, la présidence conseille d’arriver 1 heure en avance. Pourtant, une des revendications des étudiant.e.s mobilisé.e.s et de nos élu.e.s au Conseil de Fac était de prendre compte des grèves de la SNCF. Provocation à l’encontre de l’équipe décanale qui avait (en partie du moins) accédé à cette demande en promettant une plus grande tolérance à l’égard des retardataires. Une fois de plus, la présidence montre son vrai visage, celui du mépris et de l’autocratie la plus révoltante en s’asseyant sur les décisions des composantes.

Nous posons à cet effet un constat. Il nous semble étrange, alors qu’elles s’affirment tout à coup soucieuses du bien-être des étudiant.e.s lorsqu’il s’agit de passer les examens, que la présidence et la ministre ne tiennent pas comptes des critiques récurrentes à propos de la casse du service public et de la dégradation des conditions d’études. Cela traduit une vision politique claire de ce que sont pour elles l’Enseignement Supérieur et de la Recherche : à rebours d’un espace de découverte et
d’émancipation, un lieu de contrôle et de discipline.

In fine, nous l’affirmons, ces décisions de la présidence, qui piétinent sans remords les décisions prises par le doyen et dans le dialogue avec les élu·e·s étudiant·e·s (après le conseil de faculté exceptionnel de la semaine passée) afin d’assurer au mieux le déroulement des examens pour la majorité des étudiant·e·s, sont intolérables, quand l’ensemble de ces mesures visant à garantir le déroulement des examens, auront en définitive l’effet strictement inverse.

Au vu de la situation, SUD-Solidaires Etudiant·e Lille tiendra pour responsable la présidence qui a pris ces mesures et le ministère qui a exercé sa pression.

 

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