Violence et sécurité sociale


Les 2 mutuelles étudiantes présentes sur Lille, la SMENO et la LMDE se sont livrées ce jeudi sur Lille 1 à une démonstration flagrante de la stupidité de la concurrence en matière de sécurité sociale, et de l’intérêt de la gestion publique du système de santé : des employés de ces deux organismes se sont en effet battus devant le A5, où se déroule la chaîne d’inscription.

On savait déjà que les coûts de gestion à service égal sont réalisés pour moins cher dans un cadre public (les coûts de gestion de la sécurité sociale sont parmis les moins chers par rapport aux autres pays et sans commune mesure avec ceux des mutuelles malgré des conditions de travail qui sont loin d’être exemplaires dans ces mutuelles) et que la concurrence entraine des coûts inutiles en raison des doublons dans les activités et des frais de publicité (ce à quoi s’ajoute en plus dans les secteurs marchands les frais pour rémunérer les actionnaires), l’ensemble de ses coûts étant bien sur supporté par les usagers de ses services.

On sait maintenant qu’en plus cela entraine des tensions qui dégénèrent souvent en violences (l’année dernière c’est sur Lille3 qu’il y a eu affrontement). Il n’est pas normal que le personnel des chaînes, les étudiants venant s’inscrire et même les employés des SMER et de la LMDE impliqués ou non dans ses violences soient plus longtemps les victimes d’une idéologie de la concurrence qui a démontré son caractère nuisible.

Bien sur cela fournit de l’emploi aux étudiant-e-s et étant donnée la précarité dans laquelle nous sommes si nombreu-x-ses, l’emploi estival est bien souvent indispensable, mais il semble absurde de justifier une telle activité pour ce seul motif : c’est pourtant le seul argument qui puisse être apporté pour la justifier.

La gestion directe, sans intermédiaire, de l’activité de sécurité sociale est la solution la plus pertinente et qui mettra fin à ce rapport malsain dégénérant souvent vers la violence.

Pour ce qui est de la complémentaire santé, elle ne prend son essor qu’en raison de la dégradation de la couverture santé de la sécurité sociale en raison d’une stratégie de mise en déficit de la sécurité sociale par l’action croisée du puissant lobby patronal poussant entre autres à une réduction de la partie socialisé du salaire (pour réduire la part des salaires dans leur dépense et ainsi augmenter les profits) et du lobby des mutuelles et assurances qui s’empressent de prendre la place qu’abandonne la sécurité sociale, activité sur laquelle il feront bien sur de confortables bénéfices.

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