Compte-rendu de la Commission Recherche de Lille 1 du 11 juillet 2014


Doctorant-e-s présents : 1/1 SUD&Assos, 1/2 Avenir (UNEF), 0/1 DPE.

Après l’adoption du PV de la précédente réunion et après le vote de demandes de subventions à la région, la commission se penche sur les statuts de l’Institut Charles Viollette, laboratoire de recherche fédérant des structures de recherche en agroalimentaire. Plusieurs élus pointent des contradictions dans les statuts : le conseil de labo réunit l’ensemble des membres… mais n’est que consultatif. Les statuts sont adoptés à l’unanimité moins 7 abstentions (dont l’élu SUD&Assos).

Depuis début mars, des groupes de travail thématiques ont été mis en place pour réfléchir aux différentes questions qui se posent dans le cadre de la politique de recherche de Lille 1 dans le cadre de la fusion « Université de Lille ». Les GT (groupes de travail) « budget » et « études doctorales » exposent les résultats de leurs réflexions.

 

I) Budget

Les GT se sont constitués au moment de l’annonce de la création de l’Université de Lille. L’objectif est l’harmonisation entre Lille 1, 2 et 3, qui ont des  » pratiques budgétaires très différentes « , il faut donc chercher des  » critères de répartition  » des budgets.

Actuellement, l’université finance les labos en se référant à 3 critères :

  •  l’effectif des labos (sachant qu’elle ne donne pas autant pour un chercheur « publiant » et pour un chercheur « non-publiant » ) ;
  • les évaluations de l’AERES c’est-à-dire la note qu’elle attribue aux labos ;
  • le secteur : selon que c’est un secteur  » expérimental  » ou non.

Le GT a interrogé la légitimité de ces critères et leur maintien. Sur le premier critère, pas de changement. Le clivage « publiant »/ »non-publiant » est extrêmement contestable (cf ici un lien intéressant sur les « chercheurs publiant »). Le terme « produisant » est préféré à « publiant » afin d’inclure les communications à des colloques et la « valorisation » de l’activité scientifique plus globalement. Mais rien de bien extraordinaire.

S’agissant des « effectifs », est aussi posée la question des doctorants. Le VP recherche dit qu’en partant d’une enveloppe de 2500 euros x 1000 doctorants = 2.5 millions et il n’y a pas de sous. C’est donc mort. Il y a pourtant quelques propositions d’allocations individuelles annuelles pour les doctorants financés.
Ce qui est certain, c’est l’abandon de la prise en compte de la note AERES, non pas par velléités révolutionnaires mais parce que l’AERES change de nom et de système de notation.

S’agissant du critère  » expérimental  » ou non, se pose la question de la prise en compte des fonds propres des labos. Il y a 2 possibilités : soit on donne une récompense pour les labos qui ont déjà des fonds (parce que leurs secteurs font que c’est plus simple même si ça prend du temps de trouver des fonds) et on pénalise ainsi ceux qui n’en ont pas ; soit on met en place un mécanisme de compensation en donnant des fonds aux labos qui galèrent de leur côté. Une élue dit que, si on met en place la première solution, c’est la mort des SHS. Le GT a tranché en disant que les fonds propres ne seront pas pris en compte. Donc peu de changements proposés par ce GT.

 

II) Études doctorales et HDR

Sur les Habilitations à Diriger des Recherches, l’idée est de les encourager au maximum, notamment en simplifiant les démarches administratives. Pas grand-chose d’autre, sinon qu’il y a des disparités par secteur/discipline.

Sur les études doctorales, le but c’est l’harmonisation, peu importe les spécificités. Il va y avoir des comités de suivi de thèse obligatoires au niveau de Lille 1 ce qui existe partout sauf à l’ED SESAM, qui essaie de résister. L’élu SUD&Assos explique que les doctorants de SESAM n’en veulent pas dans la mesure où ils sont constamment évalués, que le travail se fait avec les directeurs de thèse et que ça revient à prendre les doctorants pour des étudiants uniquement. L’idée de ces comités est bien de justifier, contrôler et surveiller les précieux sous de l’université.

On se dirige enfin vers la généralisation de l’acquisition de crédits comme condition nécessaire à la soutenance de thèse et vers la réduction de la durée des thèses. L’ED SESAM est présentée comme le mauvais élève parce qu’ils font rien comme les autres, ce qui comme tout le monde sait, est mal.

Lille 1

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