Résultat des élection étudiantes à Lille 1


Les élection étudiantes du jeudi 16 novembre 2006 à Lille1 avaient pour but de renouveler les représentant-e-s au conseil d’administration, au conseil des études et de la vie universitaire, au conseil scientifique et dans les UFR.

SUD Etudiant-e a présenté 3 listes, au CA, au CEVU et au CS.

Dans les deux premiers conseils nous avons maintenus 1 représentant-e-s, il n’y a donc aucun changement du nombre de siège pour nous au CA et au CEVU mais un siège en plus au CS (nous ne nous y etions pas présentés il y’a 2 ans). On constate au CA comme au CEVU une augmentation du nombre de votes pour SUD étudiant sans que cela se traduise par un nombre plus important de siège.

Les résultats complets pour ces 3 conseils sont :

Conseil d’administration

  • Inscrits : 15004
  • Votants : 2484
  • Blancs et nuls : 106
  • Participation : 16,56%
    liste nombre de votes
    UNEF 644
    Asso/BDE 421
    417
    UNI 341
    Polytech/IAE 253
    SUD étudiant 215
    AGEL/RS 90

    liste nombre de sièges
    UNEF 3
    Asso/BDE 2
    2
    UNI 2
    Polytech/IAE 1
    SUD étudiant 1
    AGEL/RS 1

    Conseil des études et de la vie universitaire

  • Inscrits : 15006
  • Votants : 2474
  • Blancs et nuls : 90
  • Participation : 16,49%
    liste nombre de votes
    UNEF 642
    Asso/BDE 433
    402
    UNI 355
    Polytech/IAE 232
    SUD étudiant 214
    AGEL/RS 106

    liste nombre de sièges
    UNEF 4
    Asso/BDE 3
    3
    UNI 2
    Polytech/IAE 2
    SUD étudiant 1
    AGEL/RS 1

    Conseil scientifique

  • Inscrits : 2332
  • Votants : 178
  • Blancs et nuls : 13
  • Participation : 7,63%
    liste nombre de votes
    UNEF 77
    34
    SUD étudiant 32
    AGEL/RS 22

    liste nombre de sièges
    UNEF 2
    1
    SUD étudiant 1
    AGEL/RS 0

    Analyse du résultat des différentes organisations :

    La présence de la Confédération étudiante (Cé) est une nouveauté par rapport aux élections précédentes, cette organisation créée en 2003 par départ d’une tendance de l’UNEF qui se caractérise par son rattachement à la CFDT qui lui procure soutien et financement. Cette organisation bien que n’ayant aucune activité réelle sur l’université a fait débarquer un mois et demi avant les élections sur Lille1 des responsables de la Cé au niveau national quelques temps avant les élections ; ces responsables ont mené une campagne massive à coup de tracts et d’affiches en grande quantité (pour les affiches surtout très peu de temps avant les élections). Cette approche a abusé de nombreux étudiantEs ce qui explique des scores très corrects pour cette organisation sans existence réelle sur l’université. La façon dont ils ont constitué les listes est aussi remarquable, ils ont procédé en abordant des étudiants a la sortie de la BU et en leur demandant si ils ne voulait pas adhérer a une nouvelle association, en cas de vague interêt il demandaient la carte d’étudiant, réalisait une photocopie et faisaient signer des papiers sans laisser a l’étudiant le temps de lire ce qu’il signait, l’étudiant abusé venait de s’inscrire sur la liste Cé et venait de remplir les documents de candidature pour les élections. Nous avons rencontré des étudiants qui ont découvert peu de temps avant les élections qu’ils étaient candidats pour une organisation qu’ils ne connaissaient même pas. Il est aussi distrayant de parler de leur profession de foi, ne contenant aucune proposition, devant le peu de crédit qu’elle suscitait la Cé a décidée de tirer a la dernière minute une version différente avec des propositions tirées des deux professions de foi qui en contenaient (la notre et celle de l’UNEF).

    Nous avons aussi vu débarquer le jeudi des élections de nombreux étudiants en provenance de diverses universités de France venus differ des tracts et inciter l’étudiant a voter pour son organisation. Cé, UNEF, UNI et liste BDE c’est au moins une soixantaine d’étudiants qui ont débarqués. Il est vrai que ces organisations ont bien peu de militant sur notre université, mais ce n’est pas vraiment très honnète comme méthode.

    Cela est particulièement tordu pour la liste BDE qui arbore dans sa profession de foi (la même qu’il y’a deux ans) une prétendue proximité avec les étudiants alors même qu’elle n’est pas en mesure de differ avec ses membres. De même qu’elle met en avant son indépendance alors qu’elle est membre de la FAGE au niveau national

    Cette stratégie, visant à mettre la corde au coup de l’individu pour le faire voter en l’inondant d’informations peut également expliquer le désinterêt de nombre d’étudiantEs pour la participation aux élections. En ne faisant que renforcer la distance entre les étudiantEs et ses représentantEs et en le mettant en situation de n’être « qu’une machine à voter », l’étudiantE dépolitiséE ne peut se sentir que blaséE par ces pratiques.

    L’UNEF, récemment recréée sur Lille1, également habituée à sortir l’artillerie lourde nationale lors des éléctions universitaires confirme une fois de plus sa qualité de première force syndicale sur le campus.Etant donné les relations de travail régulières que nous essayons d’instaurer avec cette organisation, nous ne pouvons qu’espèrer la voir se donner tout les moyens nécessaires à la réalisation de « ses promesses electorales », certes alléchantes, mais parfois peu adaptées, aussi bien aux réalités locales qu’à un mode de fonctionnement co-gestionnaire.

    On peut aussi remarquer une persistance et même une augmentation de l’UNI, se qualifiant elle-même comme la droite universitaire ; c’est un groupe mêlant droite et extrême-droite qui s’illustre régulièrement par ses propos racistes, sexistes ou homophobes ; ils ont obtenu 2 sièges au CA et 2 sièges au CEVU contre 1 siège au CA et un autre au CEVU il y’a 2 ans. Ils ont avancés cette fois ci plutot clairement leurs intentions clairement libérales et sécuritaires, leur volonté de distiller leur haine et de réduire à néant nos libertés individuelles n’a toutefois pas été forcement bien comprise par tous et ce n’est peut être qu’un effet secondaire du blocage, pourtant exemplaire sur Lille1 en matière de démocratie. Petite touche amusante de la part de l’UNI, il qualifie SUD étudiant et l’UNEF de syndicat marxiste, faut vraiment qu’ils arretent de raconter n’importe quoi ces vieux réacs (au fait il est écrit la même chose sur la profession de foi de l’UNI sur l’université d’Arras qui est très très proche de celle de Lille1, ils prennent vraiment les étudants pour des imbéciles).

    Analyse globale et place de notre action :

    Un point qui nous attriste particulièrement outre les scores de certaines organisations aux méthodes peu honnêtes est le taux de participation : malgré quelques efforts de la part de l’administration, le taux de participation est autour de 16% et le débat/présentation des listes organisé par l’administration sur notre demande fut un relatif échec en matière de participation (des listes comme des étudiants), ce qui est bien peu pour une élection si importante pour l’exercice de la démocratie au sein de l’université. Ces résultats permettent donc à l’administration d’entretenir une représentativité et une expression des plus relatives aux représentantEs des étudiantEs. L’exercice de la démocratie reste donc toujours extrêmement limité au regard de la très faible place des éluEs étudiantEs dans les conseils.

    Dans, ce contexte, même si nous ne pouvons que nous réjouir de la présence de militantEs de SUD Etudiant-e dans ces conseils, nous devons toujours rester vigilantEs sur la place que nous accordons à nos actions pour ce dur exercice de la démocratie. Car même si nous privilégeons la lutte et les rapports de force à la cogestion, une partie non négligeable des étudiant-e-s nous connait et connait notre bilan ce qui nous permet de nous maintenir au même niveau qu’aux dernières elections universitaires dans les conseils. Notre volonté de ne pas prendre les étudiant-e-s pour des imbéciles et donc de mener campagne avec des idées plutôt qu’avec un tractage massif afin d’éveiller la conscience étudiante et de faire de l’ensemble des étudiant-e-s des acteurs/actrices de leur destin prend du temps et nous pénalise face à de grosses machines faisant appel à de agences de communication alors que nous ne nous battons qu’avec des idées.

    Si nous pouvons donc promettre à ces étudiant-e-s qui nous font confiance que nous mettrons tout en oeuvre, dans la mesure de nos capacités, pour faire avancer nos revendications dans les conseils et pour ne pas faire de notre profession de foi une liste de promesses électorales non tenues une fois les échéances passées ; nous pouvons également réaffirmer notre volonté de ne pas perdre notre temps dans la mise en place de compromis et de politique d’attentisme vis-à-vis des administrations. Nous réaffirmons ainsi notre conviction que c’est par le rapport de force et la mobilisation de tous que nous marcherons ensemble vers la défense de nos interêts et non pas en confiant cette tache aux mains « d’élites cogestionnaires ».

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