Création du Syndicat mixte intermodal de transport (Smirt), quel intérêt pour les étudiants ?


Les différentes autorités organisatrices de transport de la région ont fondé le 4 février 2010 le Syndicat mixte intermodal de transport (Smirt) afin de mettre en place un titre de transport unique.

En toute logique il faudrait harmoniser les différentes tarifications, actuellement les étudiants sont soumis a un système assez compliqué.

En matière de TER (dépendant de la région) il existe une tarification spécifique aux étudiants appelé TER’études, qui établit que les étudiant boursiers ne payent rien et que les autres payent 50%.

Au sein de la communauté urbaine de Lille, les règles sont différentes, l’étudiant boursier résidant au sein de la communauté urbaine et âgé de moins de 26 ans achète 2€ une carte appelée Viva 50 puis des coupons hebdomadaire, mensuels, de 7 ou 10 mois (21€ le coupon mensuel, 170€ les 10 mois) tandis que les non bousiers résidant au sein de la communauté urbaine et âgé de moins de 26 ans (notamment les nombreux étudiants étrangers souvent assez pauvres) peuvent prétendre a la carte appelée Viva 25, on a alors les mêmes formules mais a des prix supérieurs (31.50€ le coupon mensuel, 254€ les 10 mois).

Les 2 systèmes ne sont d’une part pas harmonisés mais surtout ne sont pas compatibles, par exemple un étudiant lillois boursier ne résidant pas dans la métropole a certes le TER gratuit mais doit payer plein tarif son titre de transport pour le réseau métropolitain, les tarifs pour les habitants de la communauté urbaine ne s’appliquant pas a lui, il peut acheter la carte Rythmo et payer 42€ par mois ou 441.10€ pour un abonnement annuel).

On ignore si le Smirt sera en mesure de rendre la tarification régionale moins injuste pour les étudiants non métropolitain mais en tout cas on l’espère. D’autant plus que le manque chronique de logement CROUS sur la métropole oblige un grand nombre d’étudiants a renoncer a un logement dans la métropole au profit du domicile familial éloigné ou même a prendre une chambre en dehors de la métropole. De ce fait la durée moyenne de transport s’allonge et il n’est plus rare de trouver des étudiants réalisant plus de 3 heures de transport par jour.

La solution la plus logique est bien sur un plan massif pluriannuel de construction de logement CROUS mais même avec cela les étudiants devront toujours se déplacer pour diverses raisons et la tarification en vigueur, même une fois l’injustice citée plus haut corrigée, restera excessive.

Nous revendiquons la gratuité d’utilisation de l’ensemble des transport collectifs, qu’ils soient métropolitains, régionaux, nationaux et même européens pour les étudiants de France et ce quel que soit leur lieu de domicile ou leur nationalité.

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