Compte-rendu du Conseil de la Faculté de Science et Technologie du 20 décembre 2017


 

Dernier conseil de la Faculté de Sciences et Technologie. A l’ordre du jour : capacité d’accueil et sélection en licence, nouveau cadrage des maquettes de formation et Nouveau Cursus Universitaire. En un mot la casse du service public de l’Enseignement Supérieur.

 

Tout d’abord le Conseil a commencé par un mélodrame à propos des règlements intérieurs (RI) des départements. Lors du conseil du 23 il avait été demandé aux départements de biologie et de chimie de revoir leurs RI à propos de la possibilité de déposer des listes incomplète pour leurs conseils (alignant ainsi leurs pratiques sur celle de la faculté et de l’université). Si le département de biologie a obtempéré celui  de chimie n’a pas renvoyé de proposition. Le directeur provisoire a même annoncé au dernier conseil qu’il démissionnerait. Le doyen attend encore sa démission.

 

Capacité d’accueil, attendu et année de remise à niveau

Le « plan étudiant » a été sujet à débat au sein du conseil. Il a été notamment relevé qu’aucun texte officiel ne cadre la sélection qui va être mis en place. Cela va créer une incertitude juridique importante. Le vice-doyen formation a prévenu qu’il y aurait recours.

En ce qui concerne les capacités d’accueil le rectorat demande une augmentation de 5 % à moyens constants. En effet les postes de PRAG (enseignant du secondaire détaché au supérieur) ne seront pas accordés. Cela se traduira par une dégradation des qualités des enseignements. Les capacités prévus sont donc de 100 pour la licence Maths et Informatique Appliqué au Science Sociale (MIASS), 750 pour les Sciences Exacts et Sciences de l’Ingénieur (SESI) et 700 pour les Sciences de la Vie et de la Terre (SVTE). De plus les absentéistes notoires (i.e. absent en TP ou en examen) seront définitivement refusé. La Communauté de l’Asso avec les élu·e·s CGT a voté contre car refusant la mise en place de la sélection en licence.

 

Il a été ensuite question des attendus exigés pour les aspirant à la licence. Les attendus nationaux demandent que le ou la futur·e étudiant·e soient bon·ne partout. A noter un hypocrisie de la part du rectorat qui demandent que ne figure pas la série de bac dans les attendus car discriminant, mais qui ne voit pas le problème qu’il y ai des exigences dans des matières présentent uniquement dans certaines séries de bac.

 

Enfin il a été évoqué dans le cadre du plan étudiant de la mise en place d’une L0, qui serait une année dite de remise à niveau. Elle prendrait la forme d’un Diplôme Universitaire (DU) qui permettrait aux étudiant·e·s qui « n’auraient pas le niveau » de pouvoir acquérir des connaissances qui leurs permettrons de mieux suivre la licence. L’intérêt du DU est qu’il préserve l’égalité du droit des titulaires du diplôme. Sur le principe la Communauté de l’Asso s’est abstenu pour diverses raisons :

  • Si ce système prévoit la préservation du cadre du diplôme permettant de contrecarrer la volonté du gouvernement de casser des diplômes et s’il permet d’entamer une réflexion sur l’accessibilité de l’Enseignement à l’Université, de même, une année de consolidation des bases ou acquis permettrait aux étudiant·e·s en reprise d’étude ou en réorientation de pouvoir s’approprier sereinement les connaissances qu’on déjà leurs camarades.
  • Cependant un nombre de critiques demeure. Tout d’abord le nombre d’étudiant·e concerné·e. D’après les chiffre avancé cela concernerait jusqu’à 40 % des effectifs. Cela interpelle. Car si un système peut s’avérer utile jusqu’à 5 % à 40 % c’est l’ensemble de la licence qu’il faut revoir voir même de l’enseignement scolaire. En exigeant aux Université la remise à niveau, le gouvernement masque la responsabilité des politiques libérales qui ont réduit les moyens à l’enseignement primaire et secondaire  et qui ont vidé le contenu des programmes de l’enseignement scientifique afin de les aligner sur la notion de « l’école des compétences ».

 

            Nouveau Cursus à l’Université

Le gouvernement a décidé de mettre à disposition des Universités 500 millions d’euros pour qu’il propose un nouveau type de licence. Cependant ces 500 millions ne sont pas donnés selon une logique de moyen mais par une mise en concurrence des Universités entre elles. Il a été donc demandé au Conseil si la FST se portait candidate l’appel à projet. Au vu du dossier candidature de la vague précédente la Communauté de l’Asso a voté contre pour les raisons ci-dessous :

  • le principe même de mettre en concurrence les Universités entre elle pour le financement public
  • le fait qu’elle limite clairement à un bac +3
  • l’apparition de licence dite professionnalisante qui seront des mélanges de licences générales et de licences professionnelles, par conséquent les étudiant·e·s auront des diplômes qui ne permettront de ne pas accéder à un master (par rapport à une licence générale) et qui ne seront pas reconnu par les conventions de branches (comme le sont des licences professionnelles)
  • la vision paternaliste des étudiant·e·s en échec
  • des modules de « professionnalisation » qui ne sont que du vent
  • de même que les « innovations pédagogiques » qui sont de même que du vent
  • enfin un comité de pilotage coûtant cher

A noter qu’une membre de Réussir la Fac a tenu des propos condescendant vis-à-vis de l’élu étudiant en affirmant que les modules apprenant à écrire des CV ou des lettres de motivations étaient très utiles et que c’était « désolant » de tenir de tel propos.

 

            Cadrage des maquettes de formations

Il a té étudier le projet de cadrage des maquettes de formations portant sur la campagne d’accréditation 2020-2024. Les débats ont surtout tournés autour du module Projet Personnel et Professionnel de l’Étudiant (3PE)

Dans le cadre de la campagne 2020-2024 il est projeté d’élever ce nombre de crédit à 3 par an quelque soit le diplôme. La grande partie de la discussion du conseil à porter sur la diminution de la part disciplinaire dans les formations suite à l’augmentation des 3PE. La Communauté de l’Asso a remarqué qu’il y avait une logique pro-entreprise avec notamment l’initiation à entrepreneuriat étudiant. Par conséquent la Communauté de l’Asso a proposé qu’il y ai dans les 3PE la possibilité de suivre des formations au syndicalisme. Le Doyen a répondu qu’en effet la formation au syndicalisme permettrait à l’Université permettrait de réaliser des économies. Car l’université dispose du personnel pour intervenir sur cette question tandis que le reste qui est proposé est le fait d’intervenant.e.s extérieur.e.s hors de prix.

Comme quoi la Communauté de l’Asso  n’est pas seulement gauchiste mais est pour une saine gestion de l’Université.

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