Notes du Conseil Académique du 4 avril 2019


Procuration de SUD-Solidaires à un élu SNESup-FSU : nous reproduisons ici ses notes.

– convention Institut Mines-Télécom Lille-Douai / Université de Lille : pas intéressant, pas de vote ;

– politique d’accréditation : il s’agit de la nouvelle offre de formation de l’Université de Lille. La Présidence « n’arbitre pas »… mais fait une proposition de vote… avec des modifications par rapport à ce qui a été remonté par les composantes, en particulier par la FST. En bref, l’université refuse que des demandes d’ouverture de formation soient remontés au Ministère. Derrière l’argument de la « cohérence » se cache bien mal l’austérité. De plus, l’Université expérimentale Lille Nord Europe (fusion de notre université fusionnée et des grandes écoles) est au centre de cette stratégie de formation.

Vote : 16 contre (dont FSU, CGT, Solidaires), 3 abstentions, 32 pour

– PV approuvé à l’unanimité avec quelques modifications

– désignation des membres de la COREI : vote de la liste issue du groupe de travail (tirage au sort pour les deux ex aequo) ;

– politique d’exonération des frais d’inscription « Bienvenue en France » :

* les demandes seront individuelles, sur la base d’un dossier et avec examen de celui-ci par la commission d’exonération ;

* l’université pourrait exonérer environ 4200 étudiant.e.s dont des étudiant.e.s étranger.e.s et européen.ne.s/françai.se.s : en 2018/2019, 830 exonérations (ou remboursements) ont été prononcées.

* deux scénarios sont proposés par la Présidence… qui a déjà choisi le scénario 2 :

1) on exonère tou.te.s les concerné.e.s, mais cela ne pourra durer qu’un an ;

2) on exonère tou.te.s les étudiant.e.s en Master et une partie (grande au départ, mais de moins en moins chaque année) des étudiant.e.s de licence sur la base de critères sociaux ou au mérite (cela n’est pas clair) ;

Après avoir rappelé le caractère « raciste, xénophobe et discriminatoire » de la mesure, quelques questions d’un élu FSU : les réponses de la Présidence.

* il est nécessaire d’alléger le plus possible le dossier de demande : d’accord ;

* l’exonération est-elle totale ou est-ce une « réduction de tarifs » ? : cela peut être les deux mais ce sera surtout des exonérations tarifaires ;

* les droits à exonération sont moins nombreux que les droits à bourses (3 en licence, 2 en master contre 5 et 3 pour le CROUS), ce n’est pas normal ! : l’objectif c’est de ne pas supprimer des exonérations pour des néo-entrant.e.s (vive la sélection !) ;

* pourquoi privilégier les exonérations en master à celles en licence ? : car il y a des manques de place en licence (la concurrence) et pour favoriser les étudiant.e.s qui rentrent dans leur pays pour aider à son développement. La Présidence souligne que les consulats préfèrent les critères au mérite : consulats=gouvernements=démocrates bien sûr.

Malgré les interventions d’un élu CGT et d’un autre élu SNESup, rien ne bouge. Des élues SUNIR soulignent qu’il faut travailler sur les critères sociaux.

Vote pour le scénario 2 : 26 Pour, 19 Contre (dont FSU, CGT et Solidaires), 5 Abstentions.

Un grand merci aux élu.e.s (notamment InterAssos et UNEF) qui n’ont pas siégé ou qui n’ont pas donné procuration. Leur combat jusqu’à la première cartouche restera dans nos mémoires !

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