Commission CVEC du 21 juin 2019 : la cacophonie à l’Université


Notes prises par un membre observateur. Voir l’article explicatif général (https://www.sudetudiantlille.org/2019/07/a-luniversite-de-lille-les-26-millions-deuros-pour-la-vie-etudiante-echappe-a-la-democratie/)

Les documents préparatoires ont été envoyés très tardivement mais très complets (170 pages). Par contre le compte-rendu de la précédente commission ne mentionne pas la liste des présent.e.s. Les votes du CA (pas consensuels du tout) ne sont pas mentionnés tout comme la motion votée à l’unanimité par le conseil de la FSJPS contre le processus de sélection des projets financés.

Rappel : la CVEC (Contribution Vie Étudiante et de Campus) versée par chaque étudiant.e à l’État (91 euros en 2019/2020) revient en partie à l’université (41 euros sur 90 l’an dernier). L’université perçoit donc 2,6 millions d’euros d’impôt de la part des étudiant.e.s. Sur ces 41 euros, 8 reviennent aux centres de santé (SUMPPS) et 14 au FSDIE (70% pour des projets associatifs et étudiants, 30% pour les aides sociales). Ensuite 100.000 euros sont réservés sur les JIVÉ et MixCité.

Les projets sont très biens mais aussi coûteux. La plupart des budgets sont de grandes sommes arrondies, ce qui montrent que rien n’est vraiment préparé. Plein de projets positifs : kits de protections hygiéniques ; constructions de garages à vélos ; espace informatique pour les étudiant.e.s en situation de handicap ; projets autour de la santé psychique du SUMPPS…

Trois remarques générales toutefois :

* ces projets ne résultent pas d’un appel large mais des souhaits des services et des vice-présidents : certains  campus, certaines associations… sont délaissés aux profits d’autres dans l’opacité la plus totale ;

* il y a une démultiplication des événements mais rien ne dit que la communication autour de ceux-ci va suivre et que les étudiant.e.s vont concrètement venir, surtout si il n’y a pas de banalisation des enseignements ;

* les projets reposent sur des services en sous-effectif, sur des prestataires externes (30.000 euros pour des consultations participatives) ou, pire, sur des services civiques, des vacataires ou des stagiaires : de l’argent il y en a, de la précarité aussi.

Mais il y a des problèmes sur un certain nombre de projets : 

* 10.000 euros pour une journée de formation des élu.e.s ?

* Summer Break : 35000 euros pour un concert avec 600 personnes, 15000 euros de plus que prévu, aussi cher que MixCité qui se déroule sur tous les sites ;

* MixCité, justement, a été une réussite en soirée mais un échec en journée : des villages associatifs désertés, faute de banalisation. Cela ne devrait pas changer.

* une Épicerie Solidaire va ouvrir sur Cité Scientifique, le projet « n’a pas encore débuté »… mais l’association porteuse a été choisie sans aucun appel à candidatures et donc sans transparence. Réponse : blabla. Pas de réponse.

* des « tiers-liex » sont prévus mais les tiers-lieux existants n’ont pas été contactés. On en est à ce niveau ! Réponse : Blabla, pas de réponse.

* les « monologues du vagin » ont un budget qui tombe pile (14.000,00 euros) ce qui est surprenant. Réponse : en fait on rémunère les artistes par des dons à une association. On en déduit qu’il est possible de faire des dons à la place d’achats ou de prestations. Réponse : Quand ça nous arrange.

Enfin, un débat sur la sélection des projets a tout de même lieu, porté par le doyen de la FSJPS et un élu doctorant : on nous annonce que 100.000 euros seront ouverts à des projets co-portés par les composantes et les associations.

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