Pour un statut d’ « étudiant salarié » à l’IEP !


Aujourd’hui, nombre d’étudiants sont obligés de se salarier pour financer le coût de plus en plus élevé de leurs études (logement, santé, frais d’inscription…). Ce phénomène n’épargne pas l’IEP, même si c’est pire dans beaucoup d’autres établissements, notamment les universités : selon l’enquête sociale de S&A, près de 14% des étudiants se salarient pendant l’année universitaire pour une durée moyenne de 10h environ. Ce taux grimpe à 50% si on inclut le travail salarié pendant les vacances scolaires.

Néanmoins, alors que le salariat étudiant est une réalité, l’IEP refuse de réagir. Le constat est pourtant simple : selon les chiffres de l’OVE, un étudiant salarié a 2 fois moins de chances de réussir ses études qu’un étudiant non-salarié. Un constat général qui a amené nombre d’universités à adopter un « statut de l’étudiant salarié » c’est-à-dire une série d’aménagements permettant à ces étudiants de « concilier » leur travail salarié et leur travail universitaire. Ce statut est même prévu par plusieurs textes ministériels qui, malheureusement, ne s’appliquent pas directement à l’IEP : c’est ça être une « grande école » !

Face à cette situation et bien que le « salariat étudiant » soit un problème en soi (on ne devrait pas être obligé de se salarier pour financer ses études!), nous revendiquons la mise en place d’un tel statut à l’IEP et en faisons la revendication phare de notre liste « Initiative Syndicale et Autogestionnaire ».

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Mais que signifie un tel statut concrètement et à qui s’adresserait-il ?

D’abord, il faut considérer que les étudiants salariés n’effectuent pas tous le même nombre d’heures d’emploi salarié. Entre 3h comme assistant à la BU et un contrat de 20h à McDo, il y a tout de même une différence, bien que le problème reste le même sur le fond.

De base tous les étudiants salariés devraient avoir droit, tout au long de l’année, à des « aménagements » de leur emploi du temps. Ils auraient la possibilité de changer de groupe de conf et tout autre rendez-vous obligatoire mais aussi d’être prioritaire pour le choix d’un séminaire en fonction de leurs heures d’emploi.

A partir d’un certain nombre d’heures d’emploi hebdomadaires, les étudiants pourraient être dispensés d’assiduités en conférence de méthode. Dans la mesure du possible, leur évaluation se ferait en travail à domicile ou sur table en fin de semestre. Nous proposons que ce seuil soit à 9h hebdomadaire : cela correspond à 25% d’un temps complet et, étant donné le nombre d’heures de cours à l’IEP, c’est déjà beaucoup.

La mise en place de tels aménagements est une urgence. Les trop nombreux étudiants salariés de l’IEP ne peuvent vivre du bricolage et des arrangements au cas par cas.

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