Bilan de la Commission Aides Sociales de l’IEP : du mieux


La CAS (Commission Aides Sociales) est une commission de l’IEP, paritaire entre élu-e-s étudiant-e-s (3) et enseignant-e-s (3), qui attribue des aides sociales aux étudiant-e-s qui en ont fait la demande par le dépôt d’un dossier auprès de l’administration.

En préalable, il est utile de rappeler que si les montants des aides sociales ont augmenté et que l’IEP aide davantage, c’est aussi parce que les recettes liées aux frais d’inscription ont explosé ces dernières années.

En gros (chiffres fictifs), si on reçoit 1 million d’euros de nouveaux frais d’inscription et qu’on en redistribue 100 000 en aides sociales, cela fait comme si les frais d’inscription avaient augmenté de 900 000. C’est l’analyse politique que nous pouvons faire de la situation.

Cela étant dit, le bilan est plutôt positif.

La première CAS de l’année universitaire a donc eu lieu le jeudi 23 octobre. Il n’y avait qu’un seul élu étudiant présent, l’élu SUD (3 doivent siéger au minimum normalement). Avec un seul représentant enseignant (M. HASTINGS), le quorum n’était peut-être pas atteint mais étant donné l’enjeu, cela n’avait aucune importance.

Important : les critères que nous avions dénoncé l’an dernier dans cet article ont également été critiqués par la direction qui les trouve illogiques, tordus et inadaptés, et on est revenu à l’ancien système.

A défaut d’avoir les mêmes idées ou objectifs, nous pouvons donc faire preuve d’une même logique…

Quelques éléments à savoir :

  • Nous ne connaissions pas exactement le budget mais on nous a fait savoir que nous pouvions y aller assez généreusement car il était encore assez large.
  • Avec une trentaine de dossiers pour cette CAS, le nombre de demandes a explosé en quelques années ; on avait 6-7 dossiers maxi par CAS il y a 2-3 ans. Cela n’est pas que dû à l’augmentation des frais d’inscription (beaucoup d’exonérations ont lieu en amont de la CAS) car la plupart des demandes viennent de boursier-e-s. Si la situation des étudiant-e-s s’est peut-être détériorée, nous pensons aussi que la CAS commence à être connue auprès des étudiant-e-s et que la direction / l’administration ont largement amélioré leur communication (il n’y en avait quasiment aucune auparavant).
  • La plupart des dossiers ont obtenu ce qu’il demandait, ou légèrement moins, et cela pouvait aller jusqu’à entre 1000 et quasi-2000 euros si la situation de l’étudiant le nécessitait vraiment.

Les critères sociaux ont vraiment été pris en compte, avec généralement des bouleversements récents dans la situation personnelle et familiale des étudiant-e-s demandeur-se-s.

Un étudiant qui demandait un faible montant eu égard à sa situation a même obtenu 2 fois et demi sa demande (pour ne pas favoriser que ceux qui « osent »).

Il y a cependant de nouvelles perspectives d’amélioration.

Devant l’explosion du nombre de dossiers et de pièces justificatives à traiter, cela donne beaucoup de travail à M. Degroote, responsable administratif de cette commission.

Pour éviter cette surcharge de travail et aller vers davantage de qualité, il serait préférable que les dossiers soient traités et présentés par des assistant-e-s sociaux/sociales, comme cela se fait dans ce type de commissions dans les universités. Cela est sensé permettre un traitement plus objectif, basé sur les critères objectifs sociaux, et non donner une prime à celui qui convainc le mieux.

Si nous ne souhaitons pas jouer un rôle de « flic », il est préférable qu’un montant qui doit être réparti le soit le plus justement possible (et intégralement).

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